La poétesse syrienne Maram Al Masri reçoit le Prix Al Bayane de la Poésie

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Le Prix Al Bayane de la Poésie 2013 revient à la poétesse syrienne Maram Al Masri pour son recueil Elle va nue, la liberté paru aux Editions Bruno Doucey. Le fondateur et patron de la maison d’édition a réagi ce matin à l’annonce des résultats. Maram Al Masri devrait réagir dans la matinée vient sa page Facebook


Je te menace d’une colombe blanche, Cerise rouge sur un carrelage blanche, Je te regarde, Les Âmes aux pieds nus, Par la fontaine de ma bouche, La robe froissée, Elle va nue la liberté : en quelques livres, Maram al-Masri est devenue l’une des grandes voix de la poésie arabe contemporaine. Qu’elle chante l’amour blessé, l’exil, le sort fait aux femmes ou les ravages de la guerre, elle parle avec une simplicité qui touche au cœur et rejoint un vaste public.
Maram al-Masri, née à Lattaquié en Syrie, vit en France depuis 1982. Après des études de littérature anglaise à Damas, elle quitte sa terre natale et s’installe à Paris. Elle publie à Damas, en 1984, son premier recueil Je te menace d’une colombe blanche, qui sera édité pour la première fois en français en 2008 par les éditions Seghers. En 1987, son second recueil, Cerise rouge sur un carrelage blanc, publié à Tunis par les éditions de L’Or du Temps, lui vaut une reconnaissance dans le monde arabe. Sa poésie est alors traduite dans de nombreuses langues : en allemand, anglais, italien, espagnol, serbe, corse ou turc. Trois ans plus tard, les éditions Al Manar font paraître Je te regarde, recueil initialement publié à Beyrouth qui obtient le prix de la SGDL. En 2009, les éditions Le Temps des Cerises publient Les âmes aux pieds nus, ouvrage dans lequel elle brosse le portrait de femmes victimes de violences, en France et dans le monde. Puis paraissent trois livres aux Éditions Bruno Doucey : Par la fontaine de ma bouche (2011), La robe froissée (2012) et Elle va nue la liberté (2013).

La réaction ce matin de Bruno Doucey :

“Le prix de la littérature francophone, qui sera prochainement remis à Maram al-Masri, revêt aux yeux de l’éditeur que je suis une triple signification :
• Il vient d’abord saluer le courage d’une femme en exil qui trouve dans la poésie une manière de transcender son chagrin pour tenter de ré-enchanter le monde. Pour cette femme « aux pieds nus », la beauté de la langue est peut-être la seule réponse possible à la violence du monde.
• Ce prix de littérature vient également récompenser le talent d’une auteure originaire d’un pays non francophone qui a fait le choix d’écrire une partie de son œuvre en langue française. Ce faisant, Maram al-Masri confère à cette langue d’adoption, ainsi que l’écrivait récemment un journaliste de Médiapart, « le statut de langue d’accueil pour les réfugiés poétiques. »
• Enfin, je n’oublie pas que le prix, qui sera décerné à Maram al-Masri, porte le nom d’un grand quotidien marocain, Al Bayane, Le Manifeste. On ne pouvait rêver plus belle distinction pour un livre écrit à partir d’images d’actualité, celles de la Syrie martyrisée que chacun d’entre nous peut découvrir dans les journaux, sur Facebook ou sur YouTube, et que Maram al-Masri donne à voir avec une émotion contenue et un sens aigu de la résistance en poésie. “

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